La revue « Le Chat Noir », un des plus vieux exemples de brand content
30 mars 2012
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« Le Chat Noir » est une revue artistique créée en 1881 par Rodolphe Salis pour promouvoir son cabaret, qui portait le même nom.
Jusqu’en 1897, la revue parut presque chaque semaine, avec une popularité croissante et la participation de certains auteurs renommés, comme Paul Verlaine.
Pour plus d’informations : Wikipédia.
Le brand content par cartoons de Procter & Gamble dans les années 30-40
7 août 2011
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Procter & Gamble a très tôt décidé de créer des publicités innovantes, notamment par le biais de cartoons publiés dans la presse pour vanter ses produits dès les années 30-40.
Ses efforts se concentrent sur la marque Oxydol (lessive). Les cartoons présentent des saynètes de la vie quotidienne, où le produit Oxydol intervient comme un deus ex machina pour résoudre un problème domestique : en haut, une femme épuisée par les tâches ménagères dont le mari refuse d’acheter une nouvelle machine à laver, en bas, une toute jeune mariée qui veut laver les vêtements de son époux impeccablement pour se montrer digne de ses compliments. Tous les cartoons se terminent par la phrase « Des milliers de gens refusaient de croire à l’extraordinaire efficacité d’Oxydol… jusqu’à ce qu’ils l’essaient, car Oxydol est la meilleure lessive jamais inventée. Dès aujourd’hui, achetez Oxydol. »
L’histoire de Françoise Bernard, Madame Cocotte-Minute de Seb
21 mai 2011
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Naissance de « Madame Cocotte-Minute » de SEB
1er mars 1961
Avec cet événement, c’est véritablement l’émergence de la cuisine vapeur, avec la Super-Cocotte SEB qui se produit, et révolutionne la manière de cuisiner des françaises. Le Livre de recettes de cuisine, entièrement dédié à la cuisine vapeur, Par ici la bonne cuisine… de Françoise Bernard vient de sortir. Publié pour et sous la marque SEB, il dévoile toute la force de la stratégie commerciele de la Société d’Emboutissage de Bourgogne qui vient de recruter Françoise Bernard à cet effet.
Et le coup est bien porté: Andrée Joncquoy, née le 02 mars 1921, est devenue « Françoise Bernard » en 1953, un personnage créé pour représenter une conseillère culinaire qui vante notamment la marque Astra et sa margarine.
Quand la société SEB la recrute en 1960, elle est déjà animatrice d’émission radio, auteur gastronomique célèbre et présentatrice télé. Si la Cocotte-minute, lancée par SEB en 1953 apparaît déjà à sa création comme une révolution, et devient très vitele meilleur des autocuiseurs (celui qui supplante la vingtaine d’autres modèles présentés par les autres sociétés concurrentes), le contexte de l’après-guerre change les modes de vie. Il faut cuisiner plus vite et moins cher, sans céder à la succulence de notre bonne vieille cuisie française !
Convaincre les ménagères que l’autocuiseur est LA solution n’est pas simple, car l’usage de ce dernier nécessite un apprentissage qui ne rassure pas les femmes.
SEB, en utilisant la notoriété et la popularité de Françoise Bernard, veut marquer des points et ça marche. Celle-ci écrit, pour la marque, ses recettes dédiées spécialement à la cuisine vapeur, mais son livre commence en page 10 par « Françoise Bernard vous parle… », un vibrant plaidoyer pour la cuisine française de notre temps, la cuisine mijotée et vite faite, bref, pour la SUPER-COCOTTE SEB qui « décuple les talents de cordon-bleu des ménagères françaises ». Cette année Françoise Bernard porte haut les couleurs de la marque. Elle présente ses recettes en Cocotte-minute au salon des arts ménagers.
Par ici la bonne cuisine… SEB, livre joint à chaque Super-Cocotte achetée, porte sur sa couverture de dos le slogan « Seb, Sebo, Sebon, c’est le bonheur ». Françoise Bernard se charge de le promouvoir et par la même de promouvoir les produits de la marque. Elle devient dés lors « Madame Cocotte-Minute » !
Votre Beauté, ancien brand content de L’Oréal
13 mars 2011
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Actuellement géré par le Groupe Marie Claire, le magazine Votre Beauté représente un bel exemple de contenu de marque. Voici quelques extraits du livre « Ugly Beauty, Helena Rubinstein, L’Oréal, and the Blemished history of Looking Good » By Ruth Brandon (Harper).
Schueller, contrairement à Helena Rubinstein, est un scientifique. Malgré ses origines modestes, et par un concours de circonstances original, il a pu faire des études. Schueller n’a jamais oublié ses origines ni la chance qu’il avait eu de faire des études, d’où cette attention portée au mode de vie des pauvres. En 1933, il fait évoluer son magazine, La Coiffure et la mode, qui devient Votre beauté, agrémenté de lettres de lecteurs recherchant de l’aide pour leurs problèmes intimes, de tendances de beauté, d’interviews d’actrices, de couturiers.
Son nom n’apparaît au bas d’aucun article, mais il écrit une bonne partie du magazine. Et cela lui donne une saveur particulière. Dans la plupart des magazines américains et anglais de l’époque de ce type, les tendances de beauté étaient synonymes de discussions sur les cosmétiques, les crèmes, sur le meilleur moyen de les appliquer. Mais toutes ces choses n’avaient que peu de place dans le monde de Schueller : il ne faisait jamais appel à ce genre de procédés, ne les utilisait jamais. A la place, les femmes françaises étaient appelées à devenir belles en ayant de strictes habitudes diététiques et en faisant de l’exercice.
Avec la minceur et la musculation, tout le reste suivrait. « Est-ce que les marrons glacés font grossir ? », s’enquiert Rose d’Orléans dans la première sélection du courrier des lecteurs. « Oui », indique la réponse sans aucun compromis, suivie du nombre de calories et recommandant ensuite de n’en pas consommer plus de 1 500 par jour.
Dans sa revue, plein de conseils pour appeler les femmes à faire attention à leurs seins. Comment les empêcher de tomber ? En faisant de l’exercice. Comment les empêcher de devenir trop importants ? En stimulant l’activité ovarienne dès la puberté. Comment les faire grossir ? En faisant de l’exercice. Chaque question comprenait une page avec des photos avant/après, où les seins remontaient comme par magie. Le Dr Magnus Hirschfeld, le maître incontesté de la sexologie, y recommandait son traitement hormonal spécial.
Depuis ses usines, il conservait la perception intime de la façon dont vivaient les pauvres, et il consacra une bonne partie de sa vie d’homme d’affaires à leur enseigner de meilleures habitudes, en termes d’hygiène en particulier. Pour lui, la publicité n’était pas juste un moyen pour faire augmenter les ventes, mais un outil pour améliorer les conditions de vie des gens.
« What I always tried to do, in dealing with people, was to provide them with somthing they seemed cruelly lack : a goal in life. »
Eugène Schueller, 1957
« Ce que j’ai toujours essayé de faire, dans mes relations avec les gens, c’est de leur fournir ce qui semblait leur manquer cruellement : un but dans la vie. »
Un livre de recettes offert avec les appareils micro-ondes Daewoo
18 septembre 2010
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Le livre de recettes offert avec les cocottes Seb dans les années 60
13 septembre 2010
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Ce livre tiré à 1,5 million d’exemplaires était offert avec les appareils Seb et comprenait une partie de recettes présentées par une sélection de grandes marques (Lanvin, Maïzena, Téfal, Mousline, etc).
Les musées scolaires, contributions des marques à la pédagogie
6 juillet 2010
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L’expression de musée scolaire pourrait s’appliquer aux collections de toute nature formées par le maître en vue de son enseignement. Mais ce terme est pris généralement dans un sens plus restreint ; il désigne surtout les objets usuels dont l’instituteur fait usage dans le procédé d’enseignement connu sous le nom de leçons de choses. Un musée scolaire est donc une collection d’objets, les uns naturels, les autres fabriqués, destinés à donner aux enfants des idées nettes, exactes, sur tout ce qui les entoure. Les industriels ont fourni des kits pédagogiques pour alimenter ces musées scolaires.
Plus d’infos
Illustrations : chocolat Menier, coton, etc
La croisière noire de Citroën en 1925
6 juillet 2010
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La Croisière noire, qui se déroule du 28 octobre 1924 au 26 juin 1925, connue également sous le nom de « Expédition Citroën Centre Afrique » ou encore « 2e mission Haardt Audouin-Dubreuil », est l’une des expéditions mises sur pied par André Citroën afin de mieux faire connaître sa marque et d’ouvrir une ligne régulière motorisée sur le continent africain. En effet, bien que certains explorateurs, à l’image de Felix Dubois en 1898, aient tenté des essais automobile en Afrique, les résultats peu concluants font que l’idée est restée au stade de projet[1].
Au-delà du simple aspect publicitaire, il s’agit également d’une expédition à portée politique, culturelle et scientifique. La Croisière noire supplée ainsi le projet stagnant du « Transsaharien » en ayant recours, comme le fait remarquer André Citroën en 1925, à des investissements plus faibles au départ et sur une moindre durée.
Plus d’infos sur Wikipédia.
La croisière jaune organisée par Citroën en 1931
6 juillet 2010
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La Croisière Jaune, qui se déroule du 4 avril 1931 au 12 février 1932, connue également sous le nom de « Mission Centre-Asie » ou encore « 3e mission G.M. Haardt – Audouin-Dubreuil », est l’un des raids automobiles organisés par André Citroën. Il s’agit plus particulièrement de sa troisième expédition motorisée, la première étant la traversée du Sahara et la seconde, la Croisière noire. Plus d’infos sur Wikipedia.
Slideshare sur les origines du brand content
22 juin 2010
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La genèse du guide Michelin, pionnier des contenus de marque
17 mai 2010
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Le premier des guides Michelin a été créé en 1900 par André Michelin et son frère Édouard. Publié à l’occasion de l’exposition universelle de 1900, c’était un guide publicitaire, offert avec l’achat de pneumatiques. La France comptait alors 2 400 conducteurs, pionniers de l’automobile à qui le guide fournissait des informations précieuses : liste des rares garagistes, des médecins, plan de quelques villes et liste des curiosités. Jusqu’en 1908, il comporta des « réclames », les annonces d’hôtels et de mécaniciens. La suppression des publicités fut solennellement annoncée : « […] tout comme la femme de Cesar, Bibendum ne doit pas être soupçonné. Cette année, on ne trouvera dans notre guide aucune réclame payante […] ». À partir de 1920, le guide n’est plus donné, mais vendu (une légende affirme que l’un des frères Michelin avait aperçu dans un garage une pile de guides utilisée comme cale pour un essieu). En contrepartie, les restaurants apparaissent, les informations étant fournies par les clients de Michelin et par les premiers inspecteurs anonymes. Cet ajout des restaurants augmente le nombre de pages, donc le prix de revient du guide. Néanmoins, les indications « mérite un détour » ou « vaut le voyage » doivent en bonne logique inciter les automobilistes à consommer du pneu.En revanche, l’accueil est catastrophique, peu de personnes se montrant enclines à payer ce qu’elles ont toujours reçu gratuitement. Se retrouvant avec des milliers d’invendus, Michelin les fait distribuer gratuitement aux écoles afin de récompenser les élèves les plus méritants lors de la distribution des prix. L’opération se révèle excellente en termes d’image en valorisant ainsi le guide, qui dès l’année suivante trouvera des acheteurs.
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